Bibliographie, colloque sur la protection de l’enfance

Bonjour,

Hier, j’ai participé à un colloque sur la protection de l’enfance, alors je ne vais pas vous en faire un compte rendu mais je vous propose une petite bibliographie au cas où le sujet vous intéresserait (en plus ça me fait un pense-bête :p).

Les références que je vous propose parlent  beaucoup de l’évolution de la société autour de l’enfant et de ses droits mais aussi de ce que la société met en place autour de lui afin de la protéger.

 

Y-a-t-il des conditions optimales pour le développement d’un enfant ? Quelle est la nature des liens qui s’établissent entre l’enfant et ses parents ? Si l’enfant ne peut rester dans sa famille est-il souhaitable ou non de favoriser des rencontres avec elle ? Quels sont les enjeux, à moyen et à long terme, de la rupture ou du maintien des relations entre un enfant placé et ses parents ? Quels liens peuvent-ils alors élaborer ? Comment évaluer la capacité des parents à assumer à nouveau, après une période de séparation, tout ou partie de leurs fonctions parentales ? Comment y préparer l’enfant ? Partant de l’analyse détaillée de cas cliniques qui mettent en scène ces interrogations, le groupe de recherche* conduit par Didier Houzel sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la Solidarité s’est donné pour tâche de mieux comprendre les enjeux de la parentalité. Cet ouvrage rend compte de ce travail de réflexion. Les auteurs présentent ici des axes de référence théoriques qui se traduisent sous forme de propositions concrètes pour mieux soutenir parents et enfants en souffrance. Les acteurs sociaux y trouveront donc des repères qui viendront étayer leur réflexion et leur engagement dans un travail en réseau, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des situations où la parentalité est fragilisée.

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Récemment, dans des cas d’enfants maltraités, on a dénoncé chez les professionnels de la protection de l’enfance des carences médicosociales, judiciaires, psychologiques. Pourtant, l’ampleur prise par la médiatisation des « affaires » d’Outreau, de Drancy ou d’Angers, les réserves soulevées par la refonte de la législation nous incitent à dépasser les mises au pilori des uns et des autres et à ouvrir le débat. Lorsque l’enfant est en danger, on s’efforce actuellement de le mettre à l’abri, tout en préservant ses liens familiaux, ce qui ne va pas sans soulever des questions complexes : comment éviter de nuire à la continuité fondamentale de son développement affectif et intellectuel ? Que signifie l’évolution de la notion de substitut parental vers celle de suppléance familiale ? Comment favoriser des initiatives comme celle du « placement à domicile » de l’enfant, tout en soutenant la dignité de parents vulnérables et en situation de précarité ? Les réponses ne manquent pas… Encore faut-il, pour les mettre en oeuvre, repérer les impasses du système existant, préserver la logique du contrat et de la confiance, donner aux professionnels mis en cause les moyens de répondre à la multiplicité des situations auxquelles ils sont confrontés, et leur offrir une formation articulée à des recherches approfondies. Voir pour observer et évaluer, entendre pour dire, et communiquer pour partager : à travers son expérience et en laissant la parole aux premiers concernés (parents, enfants, professionnels), Catherine Sellenet dénoue les fils complexes des actions entreprises « dans l’intérêt de l’enfant » et démontre qu’innover dans le domaine de la protection de l’enfance est toujours possible.
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« C’est, en principe, une histoire de la folie qu’on enferme, du Moyen Âge au XIXe siècle ; c’est, plus profondément, à travers l’étude de cette structure qu’est l’internement, une tentative pour établir un dialogue entre folie et déraison ; c’est enfin une esquisse de ce que pourrait être « une histoire des limites – de ces gestes obscurs, nécessairement oubliés dès qu’accomplis, par lesquels une culture rejette quelque chose qui sera pour elle l’Extérieur. » Maurice Blanchot.

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Notre société est obsédée par les jeunes de cité. Mais cette peur sociale va de pair avec une ambition politique: assimiler à la nation les mineurs qui lui semblent étrangers. Enfants naturels sous la Révolution, jeunes délinquants au début du me siècle, enfants abandonnés sous la Troisième République, jeunes de banlieue aujourd’hui, tous sont condamnés à une réhabilitation physique et morale capable d’effacer leurs origines imparfaites. Emblématique des idéaux républicains, matrice d’une francité qui se veut universelle, cette utopie intégratrice est l’une des plus anciennes politiques publiques en France. Elle revient de façon récurrente jusqu’aux crises contemporaines, dans lesquelles elle porte une part de responsabilité. Car le  » modèle français d’intégration  » se révèle plutôt un contre-modèle, non seulement parce qu’il échoue à insérer les jeunes dans la société, mais aussi et surtout parce qu’il postule l’inégalité des individus. Depuis les  » bâtards  » de l’an Il jusqu’aux  » racailles  » des années 2000, l’État-nation démocratique s’est confronté à toutes les figures de l’altérité juvénile, qu’il a contribué à stigmatiser en voulant les sauver. C’est cette longue entreprise que retrace Ivan Jablonka dans un ouvrage essentiel pour comprendre notre société actuelle.

 

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Trop souvent encore, l’enfant « placé », pris en charge par l’Aide sociale, doit affronter une tragique instabilité. Dépossédé d’un passé qu’on lui cache et privé d’un avenir qu’il ne choisit pas, il est déplacé de foyer en famille, de famille d’accueil en
établissement social, d’établissement social en établissement spécialisé… dix fois, vingt fois. Déraciné, morcelé, voici un être pour lequel rien ne dure et qui, de ce fait, a des difficultés à se
constituer une identité. Éminent spécialiste du fonctionnement de l’Aide sociale à l’enfance,
Pierre Verdier en retrace d’abord l’évolution historique. La législation, son application (ou sa non-application), l’idéologie, la pratique et les résultats de l’Ase sont ensuite présentés, analysés
et illustrés de cas concrets et d’éléments chiffrés. Enfin dans un état d’esprit nullement utopique mais résolument tourné vers une autre pratique, l’auteur montre ce que pourrait être l’aide à l’enfance de demain. Dans cet ouvrage devenu un classique, Pierre Verdier en appelle au pouvoir de réflexion des travailleurs sociaux, éducateurs et
responsables de l’aide à l’enfance. Il démontre que pour être constructives les séparations ne doivent pas être des ruptures, afin que l’enfant séparé puisse devenir un adulte à part entière.

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Sommaire

  • MANON LA MALEDICTION DE L’ASE
  • CETTE MALTRAITANCE QU’ON NE VEUT PAS VOIR
  • DES MILLIERS D’ENFANTS PRETS A DEVENIR DES «BOMBES»
  • COMMENT EN EST-ON ARRIVE LA ? ENFANTS MALTRAITES, ARGENT DETOURNE
  • FAMILLE D’ACCUEIL : ENCORE UNE FOIS, LA LOTERIE
  • QUELQUES CARICATURES DES PIRES MAUX
  • ENFANTS EN DANGER DANS LEUR FAMILLE
  • LES PLACEMENTS ABUSIFS
  • LES «OUBLIES» DE L’ADOPTION
  • ET APRES 18 ANS LA RUE ? QUAND CA MARCHE, OU PAS
  • COMMENT FONT LES AUTRES ?

 

Si le droit des jeunes vous intéresse, vous pouvez aussi faire un tour sur le site de Mr Rosencveig (Juge pour enfant).

 

Bonne lecture !! 🙂

PS : si ce billet vous intrigue, je reste à votre disposition pour discuter mais de préférence par mail 😉

 

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