Lectures familiales

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Concours : La pierre bleue de Chloé Dubosq

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Bonjour,

Voilà notre dernière gagnante du concours des 2 ans du blog. Chloé est aussi la chroniqueuse du blog Cocounette croque les livres…que je vous conseille de visiter car il est très sympa et dynamique 😉 (j’avoue avoir un gros faible pour sa bannière ❤ )

Chloé a participé pour remporter :

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Sujet : Laissez libre court à votre imagination tant qu’il y a une broche sertie au cœur de votre histoire

La pierre bleue

Après avoir couru pendant des heures, après être tombée maintes fois, je pensais enfin avoir trouvé la tranquillité dans cette épaisse forêt d’arbres centenaires… Assise dos à un chêne, je reprenais mon souffle dans l’air humide de la forêt, la peau encore moite de ma course effrénée, mes mains reposaient sur la mousse qui s’étendait sur le sol comme une moquette douce et confortable.Mais chaque craquement me faisait sursauter…Le vent   semblait hurler dans les feuillages, chaque petit bruit était le témoin de la vie qui habitait les entrailles de ce bois. Et s’il y avait des animaux? Je me sortais de la tête l’image d’un ours me prenant pour casse croûte et tentait de garder les idées clairs malgré la peur qui m’étouffait et l’épuisement qui alourdissait tout mon corps endolori. Je réfléchissais aux derniers événements et tentais vainement d’y voir un quelconque sens, une logique qui n’existait pas. Depuis que cette pierre bleue était apparue au milieu de ma poitrine, sur le plexus solaire, le cauchemar avait commencé…

Au départ, ce n’était qu’une tache bleue et brillante comme si ma peau se rétractait de la même manière que la terre se ramasse pour laisser pousser un arbre. Ma première réaction était de paniquer, j’avais le mot « cancer » qui clignotait en gros dans ma tête, j’étais terrorisée mais j’avais trop peur d’aller voir un médecin et d’entendre son diagnostique… Est-ce que j’allais mourir ? Dans combien de temps ?
C’est dans ces moments là que vous vous rendez réellement compte de tous les bons côtés de votre vie : votre patron immoral et pervers vous apparaît même sous un jour nouveau. Je me suis mise à trouver des qualités à tout le monde comme si Dieu me surveillait et allait se dire : « Oh ma foi, elle est bien gentille cette fille là, je vais la laisser vivre pour la peine ! »
Quand on a peur, on est prêt à tout et puis qui sait ?
Mais au fil des jours, le cristal continua d’émerger, sans douleur, puis avec lui des dorures sont apparues, cerclant le cristal, le maintenant comme les griffes d’un solitaire.
pierre bleue
Elles semblaient être reliées à mes veines, je pouvais sentir la pulsation de mon sang dans chacune d’elle. J’étais livide lorsque j’ai découvert cette anomalie, trop peureuse et finalement suffisamment lucide pour ne pas aller voir un médecin, mais également trop seule pour avoir quelqu’un à qui en parler. Je ne savais pas si finalement j’aurais préféré être malade… Je tapais sur Google et tombais inexorablement sur des boutiques de joaillerie. Une pierre sertie qui poussait au milieu de mon être, c’était quoi ce délire ? Une maladie orpheline ? Non, j’en aurais entendu parler, c’était trop bizarre
pour passer inaperçu.
J’étais encore en train de tergiverser avec moi même sur la suite des événements lorsque je sortais des vestiaires du supermarché où je travaillais. Je passais la porte automatique qui grinçait et levais la tête pour respirer l’air frais du soir où se mêlaient les différents parfums des restaurants alentours.
Mon estomac gargouilla ostensiblement pour me signaler qu’il serait peut être temps de s’occuper de lui.
Je sortis de ma contemplation et commença à marcher sur le trottoir humide et désertique. J’entendais le bruit de mes pas qui se répercutait sur les murs ternes des résidences. J’étais seule, enfin pas tout à fait… Brusquement, Je sentis des picotements à l’arrière de mon cou et un sentiment de peur générale, de danger se déclencha comme une alarme qui semblait venir en ligne direct de la pierre bleue.
Sans m’arrêter, je tournais la tête pour jeter un œil derrière moi : ils étaient trois, des hommes avec une carrure impressionnante mais surtout avec des yeux qui luisaient dans le noir. Je sentis comme un coup qu’on me portait sur le plexus solaire, je n’ai pas pris le temps d’ouvrir la bouche, les signaux que je recevais étaient suffisants, il fallait fuir ces types, qui que ce soit ou quoi que ce soit, je n’y trouverais rien de bon…

 

Je fis volte face et courus le plus vite possible et zigzaguais à travers les rues aussi vite que possible afin de les semer. Je me sentais comme une souris dans un labyrinthe et le tout était de ne pas rencontrer la tapette. Leurs pas lourds et inquiétants résonnaient dans ma tête…Fort heureusement pour moi, j’étais grande mais rapide, mes foulées s’allongeaient le plus possible. Au delà, il me serait sans doute poussé des ailes. Il fallait que je les sème en rejoignant l’artère principale pour me noyer dans la foule.
Je vis au loin les voitures qui roulaient en continu et les badauds qui serpentaient le long de l’avenue.
Je fonçais dans ce bain de foule et serpentais entre les passants, bousculant les promeneurs qui me lançaient des regards furieux et je faillis renverser une poussette mais pila juste à temps sous le regard furibond de la mère qui me hurla dessus alors que j’étais déjà bien loin. Au loin, une enseigne lumineuse m’indiqua une entrée de métro, je mis les bouchées doubles et dévalais les marches m’engouffrant dans les entrailles du métropolitain.
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J’avais un point de côté et les marches étaient nombreuses mais lorsque la peur vous tenaille, la véritable peur, celle qui signifie « mort » dans votre tête, vous ne pensez plus à la douleur.
La rame était à quelques mètres et j’entendais déjà la sonnerie habituelle prévenant de la fermeture des portes…
Je hurlais pour qu’on me retienne les portes : je ne savais pas si c’était le désespoir dans ma voix ou mes yeux écarquillés de terreur qui poussa deux hommes à retenir les deux battants afin que je m’insère dans le wagon.
Je m’immergeais à l’intérieur du wagon chargé de moiteur et d’amertume. Des regards interrogatifs me dévisagèrent puis quelques clignements d’yeux plus tard, je n’existais plus… L’anonymat de la ville m’avait avalée, moi et mon individualité.
L’adrénaline me faisait trembler, mon cerveau réfléchissait trop vite et à la fois ne comprenait rien. Je m’asseyais sur un strapontin à moité déchiré et collais ma tête contre la vitre regardant à travers les nuances sombres du tunnel : qui étaient ils? Que m’arrivait-il?
Après cinq stations, je descendis de la rame et, toujours aux aguets remontais les marches menant à l’extérieur, avec précaution, sur le qui vive… Une fois dehors, je regardais partout autour de moi, apeurée, mais non, la rue était calme mis à part un homme avachit sur son banc qui me regardais d’un œil torve… Je baissais la tête et accélérais le pas pour finir par courir les 30 mètres qui me séparaient de ma résidence où je du m’y prendre à trois fois pour saisir le code d’entrée tellement j’étais paniquée. Une fois la porte débloquée, je montais les marches de bois de l’escalier en colimaçon qui
protestait sous mon poids, jusqu’au quatrième étage. Ce n’est qu’une fois le verrou refermé derrière moi que je m’écroulais le long de ma porte les larmes coulant sans s’arrêter le long de mes joues. Mon corps, tendu par les efforts et la terreur, fut secoué par des soubresauts incontrôlables…Je n’avais jamais eu aussi peur de ma vie.
Je ne sais combien de temps il me fallut pour reprendre mes esprits, une demi heure? une heure? Je me relevais péniblement avant de me diriger dans ma salle d’eau. Mon point de côté n’était plus qu’un souvenir mais mes muscles me brûlaient et mes vêtements étaient trempés de sueur.
Je me dévêtis, jetant mes frusques au hasard et me laissais envelopper par l’eau brûlante de la douche, immobile, les yeux fermés, je tentais de me calmer sous le jet apaisant.
Je suis restée ainsi longtemps, jusqu’à ce que ma peur se détache de moi.
Pantelante, j’attrapais une serviette qui avait connu des jours meilleurs et me séchais avant d’enfiler un bas de jogging et un débardeur. En pivotant, je me retrouvais face à mon reflet dans le miroir embué.
Je passais ma main sur la surface lisse et en effaça la buée. Je me regardais dans les yeux, ne sachant pas quoi y chercher et mon regard fut attirer par la pierre qui dépassait du vêtement. Je tirais sur le tissu de coton et observais cette aberration que mon corps avait engendré…Mon cœur rata un battement, mon sang se figea,…la pierre brillait…une lueur bleue naissait doucement dans le bijou et avec elle, une impression de mal-être. Je décidais de l’ignorer et sorti de la salle d’eau, le pas traînant sur le parquet de mon petit F2. Je traversais le salon comme un zombi et rentrais dans ma chambre. Sans allumer la lumière, j’atteignis mon lit sans encombre et m’enroulais dans ma couette tentant d’oublier de cauchemar

 

Rien n’y fit, le sommeil ne vint jamais à moi, plus le temps passait et plus mon malaise s’intensifiait tout comme la lumière de la pierre que je pouvais voir les yeux fermés. Prise de panique, comme un sentiment d’urgence, je me levais précipitamment et partit en trombe me changer : un jean, des baskets et un gros sweat-shirt bien chaud feraient l’affaire.                                                                                                                                              Mon sac à dos fut vite remplit de mon smartphone, mon portefeuille, une bouteille d’eau et quelques vivres. J’étais tétanisée par la peur car ce sentiment, je le reconnaissais, c’était le même que j’avais ressenti près des trois montagnes de muscles.                              Il fallait que je quitte mon appartement le plus rapidement possible, c’était une certitude…Alors que j’atteignais ma porte d’entrée, un flash me vrilla les tempes, l’espace d’une seconde je vis les trois hommes et leurs yeux fous qui montaient les marches de l’escalier.                                                                                                                                               L’image se dissipa et sans chercher à comprendre, je courus jusqu’à la fenêtre à guillotine, l’ouvrit et l’enjamba tant bien que mal. Prestement, je descendis la volée de marche de l’escalier de secours, essayant de ne pas glisser sur les marches mouillées. Sans prendre la peine de dérouler l’échelle menant au trottoir, je sautais de la hauteur du premier étage avant de me réceptionner avec agilité sur le trottoir humide de la rue. Une fois au sol, je redémarrais en trombe et continuais ma course mais pour aller où?

Peu importe, il fallait m’éloigner le plus vite possible, quelque soit la direction.
Je courais, boostée par l’adrénaline, les bâtiments défilaient, les rues, les enseignes, je ne savais pas depuis combien de temps je fuyais et me forçais à ne pas regarder derrière moi, j’avais trop peur de voir ce qu’il s’y trouvait…
Je commençais à fatiguer, la douleur me vrillait les jambes, les points de côté me transperçaient de toutes parts, ma dernière lueur d’espoir commençait à s’estomper à mesure que mon corps me lâchait.
Ils allaient m’attraper, c’était une certitude, je n’osais penser à ce qu’ils allaient me faire.
Alors que ma foulée s’amenuisait et que mon rythme se ralentissait, me mettant en condition pour l’inéluctable, de nouveaux flashs se superposaient à ma vision et une fois encore cette impression d’avoir un laser me traversant la tête. Des arbres, énormes, c’était une forêt et je la connaissais c’est celle qui embrassait le bord Est de la ville : Le bois de la Rose.
Résultat de recherche d'images pour "foret"
Mue par l’instinct et surtout ne pouvant me raccrocher à rien d’autre, je décidais de m’y rendre. L’image s’évapora, évanescente… je n’eus pas le temps de voir une voiture qui me percuta violemment m’envoyant rouler le long du bitume. La douleur me foudroya tout le côté gauche, je poussais un gémissement de douleur alors que des cris, des bruits de portières et des pas se rapprochaient, me forçant à ouvrir les yeux malgré ma souffrance. C’est là que je les vis au loin, immobiles, ils m’observaient sans pouvoir intervenir au milieu du tumulte. L’homme qui devait être le chauffeur me parlait, paniqué… « Mademoiselle, ça va ?! Appelez une ambulance ! ». Ses paroles
ricochèrent dans ma tête, non surtout pas d’ambulance !
J’étais tiraillée entre le fait de trouver une protection et la découverte que ma pierre provoquerait.
L’idée de devenir un rat de laboratoire ne m’enchantait pas plus que ça. Et surtout, je serais beaucoup plus facile à retrouver dans le seul hôpital de la ville.
Dans un élan de douleur et d’effort je parvins à me relever, l’homme bourru me soutint par le bras « Ça va aller mademoiselle ? » Il semblait soulagé : « Eh non pas de cadavre sur ta conscience aujourd’hui mon pote ». Une fois sur mes deux jambes, plus alerte, je perçus la voiture que j’avais rencontré de manière assez violente, le pare choc était un peu enfoncé comme si il s’était prit une biche sauf que l ‘animal c’ était moi et contre toute logique, je tenais encore debout, à peu près…
Une idée me traversa tout de suite l’esprit : « Emmenez moi au Bois de la Rose s’il vous plaît ». Mon ton n’invitait pas à l’opposition mais je du le convaincre que tout allait bien et que mes os étaient dans le bon ordre. A vrai dire, il ne fut pas trop difficile à faire plier, sans doute la peur du casier judiciaire ou bien une augmentation de son assurance automobile lui faisait plus peur qu’une jeune fille avec un traumatisme crânien..
Il me soutint jusqu’à la banquette arrière qui avait connue des jours meilleurs et referma la portière de la berline sous le regard de mes poursuivants que je devinais fortement frustrés… Je me laissais alors
bercer par le roulement de la voiture, un instant de paix qui n’avait pas de prix et me rendis compte à quel point j’étais épuisée, moralement et physiquement.
Combien de temps s’était-il passé depuis ma sortie du travail : quelques heures ? Peut-être que c’était des jours entiers…
Une fois arrivée, l’homme me demanda si j’étais bien sûre de vouloir rester ici en pleine nuit. Je rassurais sa conscience et sortis de la voiture, endolorie.
M’enfonçant dans le bois qui avait tout de l’Amazonie avec ses arbres immenses et feuillus. Je retirais mon sac à dos et m’écroulais le long d’un arbre, un chêne il me semble, à une distance acceptable de l’entrée de la forêt. Je soulevais mon sweat-shirt pour voir l’étendue des dégâts car le choc avait été violent. Je fus surprise sans l’être : les hématomes avaient presque disparus et ils diminuaient littéralement à vu d’?il. N’étant pas à une bizarrerie près, je rabattis mon sweat-shirt et soupirais.
Voilà comment je me retrouvais dans cette forêt avec une pierre bleue au centre de mon être et des molosses à mes trousses. Et moi qui me plaignais de ma vie insipide, il faut que je me rappelle de mesurer mes souhaits la prochaine fois… s’il y en avait une…
La lumière ne brillait plus et insidieusement le sommeil m’enveloppa malgré les bruits étranges de la forêt, quelques secondes plus tard, je sombrais adossée au chêne majestueux.
Des cauchemars se succédèrent tous peuplés de ces êtres aux yeux rouges et de pierres bleues par milliers. Ils étaient là, me surplombant de leurs carrures titanesques et l’un d’eux me saisissait par la gorge, je suffoquais… suffoquais vraiment et me réveillais en sursaut en essayant de reprendre ma respiration. Des mains enserraient fermement ma gorge m’empêchant de m’oxygéner.
Je jetais des regards affolés tout autour de moi, que s’était -il passé ?
« Alors crevette, tu croyais nous échapper comme ça ? » Je posais mon regard sur le géant qui me maintenait en respect, et n’arrivais plus à réfléchir, j’allais mourir. Les larmes roulaient malgré moi, brouillant ma vue « Pitié… » implorais-je.
Je sus que ce sentiment lui était inconnu lorsque les commissures de ses lèvres se retroussèrent en un sourire carnassier, il exultait à me faire souffrir, j’étais tombée sur un sadique, trois pour être précise et ils allaient me tuer, c’était sûr.
« Je vois que tu ne contrôles toujours pas ta graine, crevette, quel gâchis… » Je ne comprenais pas ce qu’il disait jusqu’à ce que son regard se pose sur la lumière traversant mon sweat-shirt. Ma tête commençait à manquer d’oxygène, des tâches noires brouillaient ma vision et je sentais comme une grande lassitude qui s’emparait de moi, lentement. Malgré tout, à moitié évanouie, je trouvais la force de lui poser une dernière question : « Qu’est ce que c’est ? ».
« Voyez vous ça… une égarée, ton clan ne t’as donc rien apprit ? Ces sales vermines ne sont même pas fichus de s’occuper d’eux ! » Il crachait son dédain sur moi, je sentais des postillons m’arroser le visage et une odeur de tabac froid mêlé à je ne sais trop quoi qui envahissait mes narines rajoutant la nausée à la liste de mes symptômes.
« Tenez là ! » Comme un seul homme ses deux acolytes se postèrent à mes côtés et me saisirent un bras chacun en me plaquant contre le chêne, je sentis mon dos craquer sous le choc. Le géant me lâcha enfin la gorge et je toussais comme une fumeuse de cigare. Je peinais à reprendre mon souffle surtout maintenue ainsi et chaque inspiration me râpait la trachée qui était à vif et déclenchait une nouvelle quinte de toux.
Je n’eus pas le temps de comprendre ce qui se tramait que l’homme en face de moi soulevait mon sweat-shirt puis mon débardeur, la panique enserra un peu plus son emprise sur moi, j’étais morte de trouille…Il dut détecter quelque chose dans mon regard car il me dit avec un air de dégoût « T’inquiète crevette, t’es pas mon genre, plutôt crever que me faire une aberration telle que toi ! »
Je vis son visage se couvrir soudainement de bleu, ma pierre l’irradiait complètement.

 

« Tiens donc, elle est bleue celle là, je me demande de quoi elle est capable… Il saisit ma pierre et tira dessus.
La douleur me vrilla la tête et mon corps dans son entier, je hurlais, l’impression qu’on m’arrachait le cœur et qu’il allait sortir de ma cage thoracique… sauf que c’était la pierre…
Je fermais les yeux, le déchirement était insupportable, n’entendant que mes cris qui s’évanouissaient dans la forêt avant qu’un grognement le rende aussi infime qu’un ultrason.
Je sentis un relâchement sur ma pierre et tombais au sol comme un sac de ciment. J’ouvris les yeux ne comprenant pas.
Les trois hommes étaient toujours près de moi, ils reculaient lentement, leurs visages étaient livides mais marqués par la colère. Je suivis leurs regards et sentis le sang fuir mon visage : il y avait deux ours, deux énormes grizzlis qui montraient les crocs et semblaient près à charger. Transis de peur, je restais collée à mon tronc d’arbre comme pour ne faire qu’un avec lui, comme si les ours n’allaient pas me voir…La peur fait vraiment faire des choses stupides parfois…
Tout mon corps était secoué de spasmes: « Pitié faites que ça s’arrête, je n’en peux plus.. »
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J’eus une réponse plutôt rapide lorsqu’un jeune homme atterrit de nulle part me tendit la main.
Par réflexe je la saisis : bloquée entre des psychopathes et des ours, mes choix étaient fortement limités. Il me souleva de terre comme un bébé et je n’entendis qu’une chose « N’aie pas peur » avant que mon estomac se serre tout comme mon c?ur alors qu’en quelques secondes à peine nous nous retrouvions à 20 mètres du sol. N’osant plus bouger de peur de tomber, je levais à peine les yeux.
En revanche ce que je vis, ce fût une pierre verte qui luisait à travers son t-shirt. Il était comme moi… »
A SUIVRE…
J’espère que l’histoire vous a plu 😉
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Auteur : lafontmagali

Accro de lecture mais pas très douée pour écrire, je me suis lancée avec ma fille dans la lecture de notre bibliothèque avec la volonté d'écrire une chronique sur chacun des livres lus....vous aurez donc l'occasion de voir à quel point ma fille de 13 ans écrit beaucoup mieux que moi ...bonne lecture !!!

Une réflexion sur “Concours : La pierre bleue de Chloé Dubosq

  1. Félicitation une histoire super!!

    Aimé par 1 personne

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