Le rocher d’Elisa Sebbel par Petite Pousse

Bonjour !

J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas écrit de chronique seule (à quatre mains non plus vous me direz) donc il se peut que j’ai un peu perdu la main… soyez indulgents 😀

Je viens vous parler du roman d’Elisa Sebbel -que je remercie par ailleurs de m’avoir confié son service presse- Le Rocher

Le rocher par Sebbel

4ème de couverture :

5 mai 1809, cinq mille soldats prisonniers de l’armée napoléonienne sont déposés sur l’île déserte de Cabréra. Parmi eux, vingt et une femmes, dont une jeune cantinière de dix-huit ans qui vient juste de perdre son mari. Sur tous les visages, la même question : les a-t-on abandonnés à leur propre sort sur ce rocher aride ? Le lecteur vivra avec Angélique ce drame oublié de notre histoire. Il partagera son quotidien, ses émotions, ses moments de joie, de tristesse, de peur, de doute, d’espoir et de désespoir. Il expérimentera la faim, la soif, le froid, la violence mais aussi des instants de bonheur immense, un amour qui emportera la raison et tous les sens et redonnera une raison de lutter, des moments exceptionnels d’amitié, de tendresse, de bonté humaine, il découvrira les ressources inattendues de l’humain quand tout semble perdu? Attrapée entre deux hommes, Angélique l’emportera dans le tourbillon de sa vie. Inspiré de faits réels, ce roman est troublant de vérité

Mon avis :

J’ai eu un peu de mal à me lancer dans ma lecture, surtout à cause du prologue, que l’on pourrait qualifier de mise en situation. En effet, l’auteure aborde une période historique très précise mais souvent méconnue, il est donc utile au lecteur d’avoir cette source d’informations afin de contextualiser et mieux comprendre la suite du roman. Le seul problème que je vois à ce prologue c’est qu’il est peu romancé, il ressemble plus à des faits historiques alignés les uns derrière les autres ce qui fait que j’ai eu du mal à le lire.

En revanche, dès le premier chapitre, l’auteure parvient à nous (est-ce que je suis vraiment en train de me nounoyer ? ça me fait extrêmement bizarre 😀 ) embarquer dans l’histoire d’Angélique, sur cette île qui retient prisonnier 5000 soldats.

Le quotidien de cette jeune vivandière (mot qui au fil du temps c’est transformé en cantinière) est donc retracé, avec les coups durs, les privations de vivres des geôliers, le temps pas toujours clément, l’organisation, pour sauver les malades, se divertir, se protéger. Tout est transmis de manière puissante, on ressent avec force ce que vit Angélique, ses peurs, ses relations avec les autres, respectueuses, amoureuses, amicales voir fraternelles.

Lorsque l’on termine ce roman, on ne veux pas qu’il soit fini : on a encore des questions plein la tête. Qu’est devenu Jean-Baptiste ? Et qu’est-il arrivé à Angélique par la suite ? À Victor et Henri ? Aux autres ? (j’essaie de ne pas vous spoiler, j’avoue que c’est compliqué). On peut donc en conclure que l’auteure a réussi son pari : nous faire accrocher.

Les personnages sont profonds et attachants, même si j’avoue que Henri m’énervait un peu, tout comme Louis mais que j’avais un faible pour Victor et Marie. Ils sont complets, leurs réactions cohérentes à leurs caractères respectifs ce qui les rends tangibles. Les scènes d’amitiés entre Victor et Angélique m’ont particulièrement touchées 🙂

Le style est fluide agréable. Je n’ai noté qu’une seule chose qui m’a surprise dans ma lecture. On passe parfois d’un point de vue interne à un point de vue omniscient. Je n’en avais pas noté mais en survolant j’en ai retrouvé un que je vous note ici

« -Qu’est ce que vous cuisinez ? Demandai-je faiblement […]

L’ombre fantomatique d’Angélique, qu’il avait vue de loin cueillant quelques brins de romarin l’en avait décidé »

Évidemment ce n’est qu’un détail mais sur le coup ça m’a un peu dérangée dans ma lecture.

Conclusion :

Elisa Sebbel parvient à nous embarquer (c’est le cas de le dire) dans un roman historique tout à fait prenant qui mélange de manière totalement réussi l’Histoire et le romanesque (je veux dire par là que l’on a pas l’impression d’ingurgiter un manuel scolaire :D), elle parvient à rendre son roman captivant et honnêtement, j’ai énormément appris sur cette période des guerres napoléoniennes et sur ces premiers camps de concentration. C’est un roman véritablement enrichissant que nous propose l’auteure, à mettre entre toutes les mains. (Enfin, à partir d’un certain âge, les enjeux historiques étant importants à comprendre et essentiels.)

Pour acheter ce roman, c’est par ici

 

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